mercredi 22 septembre 2010

pierres précieuses



Hubert Robert


Que suivent les regards ovales des statues,
Quelle allégresse suave imprègne leur sourire,
Pourquoi les pluies, le temps,les maux qu' elles souffrirent,
Les laissent -ils de marbre, jamais abattues?


Que ce soit les chateaux qu' elles hantent, blaffardes,
Qu' elles traînent leur ombre aux ruines délaissées,
Gisants de basilique aux socles affaissés,
Anges des toits d' église où le couchant s' attarde;


Du goufre à l' infini, ce sont des majestés
Gardiennes des mystères de la grande histoire;
Elles voient du destin la marche aléatoire,
Sans que leurs yeux de larmes ne soient infestés.

4 commentaires:

  1. Art -- that which has endured, anyway -- makes me both smile and have my eyes fill with tears.

    We have no permanence, as witnessed by the ruins of statuary. But we aim for permanence and sometimes seem to come close.

    It's our trying at the impossible that is noble.

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  2. Forgive my awkward,i' m glad to feel your sensibility to the magic of the ruins and their world half opened,i agree with your point of view, they are the reflection of our human condition.thanks for yourvisit.

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  3. J'espère que toujours cette musique comme ceci demeure.
    Je pense qu'il est important nous se rappellent.
    Merci.

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  4. Le Moyen Age est critiqué mais le charme de ses arts courtois rend nostalgique!Merci à vous pour ce commentaire bienveillant.

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A vous, j' aime votre éclat de rire, vos émotions, vos critiques, pourvu que je vous entende: