mardi 17 mai 2011

Merci ma Zeta


Desiderio: église





Aux yeux de M.

Le Temple

Quand bien même j' aurais épuisé tes spectacles,
Et insidieusement forcé ton mausolée,
Même si, un par un, dénudés,isolés,
J' effeuillais les secrets de ton noir tabernacle;

Tu resterais le temple aux parois de cristal,
Lumineux et voilé où vient se recueillir,
Dans un calice d' or l' éternel souvenir,
Qui sent l' herbe mouillée et le bois de santal;

Toutes mes illusions y bercent rassurées,
Comme des nouveaux -nés bien des espoirs douceâtres,
Même la dérision aux masques de théâtre,
Décelée dès le seuil, tombe, dénaturée.

Plus sombre et plus brillant qu' un choeur de cathédrale,
Tu as dans tes trésors et l' ambre et l' or bruni;
Tes étranges lueurs, reflets de l' infini
Y gardent mon fantôme captif de l' opale.

Janvier 1987

Quand je suis entrée au couvent j' ai voulu sacrifier mes poèmes et les ai détruits, ceux écrits entre seize et vingt ans, et mon amie a gardé les manuscrits, qu elle vient de me renvoyer depuis la nuit des temps, lambeaux de jeunesse, ma Zeta, comment as tu pu conserver cela dans tes pérégrinations?
J' ignore qui est M., homme, femme, idée, archange, t' en souviens tu?



Cette vidéo qui m' est envoyée par mon ami Maxence me plaît beaucoup pour la force de sa démesure, en effet , elle est la parfaite illustration de mes réminiscences.Merci!