mercredi 20 avril 2011

Tes hauts logiques et mes bas illogiques


Chauvet: la chute d' Icare

Jusqu’ où me suivras tu ? Jusqu’ aux nuits nécrophages ?
Jusqu’ au désert , enfer , aux ergs déshydratés,
Jusqu’ aux plaies purulentes que l’ on a grattées,
Me suivras – tu fidèle, jusqu’ au sarcophage ?

Je ne suis pas lumière et je ne suis pas ange,
La fleurette est fanée, le fil effiloché,
Ariane pleure en vain Thésée sur son rocher,
Le vrai amour n’est pas gazouillis de mésange.

Tu dis que tu me veux ? Ne me donne aucun rôle,
Nulle cage , ni maître avide de spolier
Les droits qu’ ont abolis de rudes géôliers ;
Je hais tout homme qui à sa patrie m’ enrôle.

Je refuse l’ exsangue aux mille vies happées,
Je ne laperai pas des oripeaux de langues,
Ni le soir en lambeaux qui oscille et qui tangue,
Je suis libre en tout temps de pouvoir m’ échapper.