mardi 31 août 2010

Hurlevent


Desains: femme asphyxiée



Pousser le premier cri tel qu' au moment de naître;
Exhaler son malêtre comme un vieux démon
Chassé par le plein air entré à plein poumons,
Du courant frais versé à l' oeil de la fenêtre;

Revivre comme on meurt d' élans desespérés,
Laisser d' anciens cocons l' inutile défroque,
D' ombilicaux cordons où l' avenir suffoque
Trancher l' anneau flétri, de nécrose opéré.

Mon âme, sors d' ici, quitte ce corps malade,
File dans les éthers des vents décolorés,
Des mélodies du temps entends la logorrhée,
A l' oreille absolue va donner l' accolade.

Approche le sublime aux faisceaux irisés,
Quand s' endort le soleil baigné dans son sang d'or;
Quand l' ombre dessine à l' église un nombre d' or,
Le beau presque palpable aux murs vient se briser.

Alors toi la maudite hurlant qu' on en finisse,
Eructant tes giclées de lumière et de son,
Tombe aux genoux de Dieu, touché par ta chanson,
Afin qu' infiniment son Verbe te bénisse.

2 commentaires:

  1. " la différence", voilà un compliment qui n' est pas mièvre, merci!

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A vous, j' aime votre éclat de rire, vos émotions, vos critiques, pourvu que je vous entende: