vendredi 25 février 2011

Bon app..el au peuple!



Pris chez Zette et Laurence, passe à ton voisin.

Nul ne connaît le jour, ni l' horloge ou la fin
Du cadran aiguillé où danse une balance,
Qui peut jeter les dés , quel destin les relance,
Sur quel livre de sable doré à l' or fin

Que lisent en chantant les choeurs de séraphins?
Avant d' y figurer, je voudrais à ma table
Ceux pour lequel est mort l' homme Dieu de l' étable
En croyant apaiser nos soifs et notre faim.

Afin que ne soit dit parmi ma descendance
Qu'en vain pauvres venaient à mon vantail heurter
Ayant avec Famine trop longtemps flirté,
Mais par ma faute entrant dans la macabre danse.

le bon samaritain, Corot




18 commentaires:

  1. Que ce splendide poême altruiste - ça ne m'étonne pas de toi - réveille les coeurs endormis et fasse qu'au restos du coeur on croque tes mots avec tendresse.

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  2. J' aimerais bien faire faire marche arrière au balancier et manger en terrasse au soleil avant d ' aller visiter la maison carrée.Tu as un certain pouvoir pour restaurer mon coeur, mon amie!

    A bientôt,dans un coin de soleil,

    Isabelle

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  4. Heartman, à moi aussi elle me fait cet effet là:-)Merci mais en même temps j' ai un peu honte de parler de charité alors que je n' ai réellement reçu un mendiant chez moi qu une seule fois et que les enfants sont accourus pour voir" à quoi ça ressemblait un pauvre....!"

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  6. On sait encore élever les enfants par chez toi, il n' y a pas que la soupe qui t a fait grandir!

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  7. Me impresiono el cuadro, no se si es Jesus, pero si es alguien a quien estan socorriendo, el poema es muy bueno, felicitaciones desde Chile.

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  8. Mango, ce n' est pas du Victor Hugo :-), merci de ton travail pour faire reconnaître les écrivains.

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  9. Carmen, ya no se como se dice "samaritain" en español,es una parabola, pero estoy muy feliz por tu presencia,es un regalo,muchas gratias hasta el Chile!

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  10. ¡Caramba! Tu fama està extendiéndose por todo el planeta. No me sorprende, el talento hace maravillas.

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  11. Tu as vu? Je souffre un peu à me remémorer mes bribes de lycée n' étant pas trilingue comme toi,mais j' ai quand même pu voir sur son blog qu' elle a un sacré talent hérité d' Atahualpa Yupanqui,j' imagine ce que nous perdons à ne pas savoir l'arabe , le chinois ou le russe, la tour de Babel ne nous a pas rendu service!

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  12. Touchée, profond ! Sans vouloir ramener mon grain de sel, j'ai notion de certaines cultures,civilisations où l'assiette et le verre d'eau font leur pélerinage sans procédure, ni Association.

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  13. Frédérique, les pélerinages sur ton blog montrent de toute évidence des civilisations où le partage n' est pas une institution mais une évidence bleue comme les portes et dorée comme le sable, tu sais donner le mal du pays, cette terre forte et dénudée comme la beauté.

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  14. J'aime beaucoup le contraste entre les accents véritablement mystiques de ce poème très fort et la "femme-chocolat"; j'allais dire la "môme -chocolat". J'espère que ta reprise s'est bien passée mais aussi le lendemain de reprise où tout n'est pas forcément encore acquis!

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  15. C' est sûr que ce n' est pas la môme piaf, elle a un joli plumage mais c' est un autre ramage:-)Je l' aime bien car elle sait s' entourer (Juliette Noureddine par exemple)et puis c' est une grande gueule, une chieuse, une vraie nana, pas une chipie sucrée!Tu serais pas un peu comme ça?
    En fait je ne sais pas si tu enseignes depuis longtemps mais moi ça fera ma vingtième rentrée l' an prochain dans le même lycée,alors je m' y sens comme chez moi! Profite bien du farniente.

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  16. j'aime ce mysticisme, il parfume la femme chocolat, d'un «Ora et labora»
    que j'aime beaucoup. Amicalement Jean-Philippe

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  17. Jeanfi, rebienvenue!Je ne suis plus tès sûre mais je crois bien que c' est la devise des benedictins, donc, c' est bien dit!

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A vous, j' aime votre éclat de rire, vos émotions, vos critiques, pourvu que je vous entende: