mardi 4 janvier 2011

rimeur du crépuscule répond à chasseresse d' images en aurore boréale

Photographie prise par Anne Laure K, http://mojefotografije.wordpress.com/

Why did you create your blog ?

C' est lui qui m' a créee,menée vers d' autres sphères,
Au devant des pionniers des chants et des couleurs,
De talents déployés en riantes douleurs,
J' ai découvert des gens qu' aucun mot n'indifère.

2 – What kind of blogs do yo follow ?

Je suis ceux que je suis et dont mon être vibre,
Ceux que j' ai reconnus comme frères de sang,
Du joli bleu pastel au rouge incandescent,
Qui des chaînes du temps se sont proclamés libres.

3 – Favorite makeup brand ?

Mon rouge à lèvre aux mots s' ouvre comme un" channel",
Mon vernis craque aux pieds des vins en baccarat,
les pleurs tissent mes cils d' un triste mascara,
Les pollens à mes yeux sont un floral panel.


6 – Your favorite colour ?

Je suis une peau d' âne à la robe d' étang,
J'aime l' or du soleil et la clarté du jour,
je fais dans les forêts de lumineux séjours,
Laissant leur arc en ciel aux couleurs du printemps.


7 – Your parfume ?

Les fruits de Lempicka dont j' ai croqué la pomme,
Ont caressé ma peau d' un libertin velours,
Mais Dior et son poison en son esprit plus lourd
S'imprime sur ma peau comme une empreinte d' homme.


8 – Your favorite film ?


Il serait le détail de chacun de vos rêves,
Un songe aux mains d' argent.Tous les matins du monde,
Aux sons d' Amadeus,d' une odyssee la sonde,
Brisant la vague iraient leur éternelle trêve.


9 – What country would you like to visit and why ?

Une île vierge et nue, le sable où l' on s' enlise,
Des cascades dansant avec les bois de pins,
Des villes aux musées où tout le beau s' est peint,
puis un lac transparent ou un clocher d' église.

10 – Make the last question and answer to yourself :

A quoi tu sers pauvre âme, issue d' un grand mystère?
Je veux être parole offerte à vos regards,
Balbutier le secret d' un paradis hagard
Qui veut vous accueillir en seigneurs de ses terres.

lundi 3 janvier 2011

Bonne année -lumière



 H.C Berann: harpe cosmique.


J' irai me fondre aux laves des astéroïdes,
Me nourrir goulûment au lait des voies lactées,
Voir faillir les novas par salves rétractées,
Dormir contre Saturne aux formes ovoïdes.

Mon avenir se lie aux étoiles filantes,
Satellite oublié d' astre cyclopéen...
Disparaître au soleil, songe prométhéen,
Scintiller aux marées des vagues déferlantes!

lumière, ma patrie, dissous-moi en ton prisme,
Abreuve-moi du beau jailli de ton pinceau;
Revêts-moi du tissu diapré de tes arceaux,
Offre moi tes lueurs explosant en seïsmes.

Sous l' arche de tes bras, être rayon liquide,
Ardent comme un buisson qui a reçu Yahvé;
Purifiée des terrestres ombres dépravées,
Je serai pur esprit ressourcé à ton fluide.




vendredi 31 décembre 2010

L' anarchiste bohême



 Gustave Moreau.

Parce que je n' aime pas renier une belle histoire passionnée même si elle a pris fin, je souhaite une bonne année à celui qui m' a inspirée ce poème.Restons amis.


Il fait du quotidien une amarre qu' on largue,
Le" cursus honorum" le laisse indifférent,
Ses ailes de rêveur au songe itinérant
Le mènent aux flamants des marais de Camargue.

Quand palpite le ciel vibrant des tramontanes,
Que le soleil languit de rouge maladie,
Il pense la splendeur des mondes de jadis
Qui git dans le regard des chanteuses gitanes.

Mage aux mains pleines d' or, et de myrrhe et d' encens,
Il tisse ses tableaux d' idées mystérieuses,
Sonore est son sourire en sa bouche sérieuse,
Les accents de sa voix ont des rythmes dansants.

Vagabond des sommets jusqu' aux caveaux voûtés,
Il est l'explorateur de tous mes univers,
Habitant clandestin de chacun de mes vers,
Son verbe à l' infini me retient envoûtée.

mercredi 29 décembre 2010

La licorne



 Gustave Moreau: les licornes


Les fins d' année rendent nostalgiques, voici mon premier poème écrit à seize ans, en souhaitant qu' il n' était pas prémonitoire!

Les torsades nacrées de ta corne d' albâtre,
Filent dans l' infini des paradis perdus,
Tissent d' or et de jais les univers grisâtres,
Entre abîme et lumière à jamais suspendus.

Précieuse couronne aux cascades d' écume,
Ta corne est un joyau éclairant les tenèbres,
Et l' écrin blanc serti où ton oeil se consume,
Traîne à ses filaments les légendes célèbres.

Les tornades sacrées de tes courses folâtres
Laissent dans les regards d' ineffaçables traces,
Promenades dorées, où tes éclairs blanchâtres
Traversent le hasard de la nocturne masse.

Tel un mortel poison, ta robe est un ciboire,
Où coule le nectar aux charmes enchanteurs;
Les rasades sucrées, ivresses illusoires,
N' ont jamais pu tâcher ton pelage trompeur.

Tu fuis vers l' infini de nos espoirs déçus,
Entre abîme et chimère sur ton piédestal,
Les amoureux impurs que là tu as reçus,
Vont se briser à terre comme le cristal.

samedi 25 décembre 2010

Equinoxe



 Giotto: nativité


Satan crut triompher en son rictus de hyène;
Quel clair - obscur combat en l' être se livrait,
Pour sauver le bon grain en plein coeur de l' ivraie,
Quand l' Aube s' imposait aux ténèbres païennes.

En vain son vil blasphème affreux comme un crachat
Lâcha-t-il au monde une imprécation maudite,
Depuis des décennies la sagesse médite
L' incroyable miracle d' un divin rachat.

L'époque a beau varier, que changent les décors,
Tant pis si les libres penseurs s' en incommodent,
Même si l' air du temps souffle bien d' autres modes,
Je sais que je suis âme avant que d' être corps.


samedi 18 décembre 2010

L' âme erre



Cross: nocturne aux cyprès


C' est dans le clapotis de l' eau crépusculaire
Que vont chanter les voix que le passé oublie,
Un visage estompé dont le reflet faiblit,
Peine à se dessiner sous la nappe stellaire.

A peine as tu quitté le liquide natal,
Par un funeste oracle sans doute escorté,
Qu' un tourbillon funèbre au styx t' a transporté,
Passager clandestin d' un voyage létal.

Dieu que le soir est doux sous les pins parasols,
Le vent bruit sur le sable son triste verbiage,
La mer s'unit au ciel en un précieux alliage,
Et des larmes de lune ont allumé le sol.

Dans l' algue échevelée que la marée émonde,
Dans le frais grain de peau qui teinte l' horizon,
Ton être illimité ne sait pas de prison,
Il habite la plage;elle est son nouveau monde.

samedi 11 décembre 2010

La deuxième moitié platonicienne



 Waterhouse: hylas et les nymphes


A l' heure où j' errerai, fantôme d' opéra,
Comme un ange déchu qui aucun ciel ne souhaite,
J' aimerais balader une osseuse silhouette
Dans d' idylliques lieux où mon coeur espéra.

Je ne hanterai pas de manoir écossais;
Pas même lavandière des bretonnes landes,
Je n' irai pas gémir aux bois de Brocéliande,
Ni grincer dans les meubles où tu t' adossais.

Mais dans tous les musées que nous aimions naguère,
Jaillis d' anciens portraits, mes yeux te hèleront;
Les pans de mon linceul comme des ailerons,
Sillonneront les lacs où nous n' allons plus guère.

Le vent criera mon nom le long des bords de mer
Hors du temps qui brandit sa terrible balance,
Et dans le monastère où s' entend le silence,
Je pleurerai le sort des êtres qui s' aimèrent.